Se soigner après des violences sexuelles dans l'enfance ne devrait pas être un privilège. C'est pourtant la réalité pour des millions de personnes en France.
5,4 millions de femmes et d'hommes déclarent avoir été victimes de violences sexuelles dans leur enfance. Chaque année, 160 000 enfants viennent s'ajouter à ce chiffre. L'impact sur la santé est massif : psychotraumatisme, troubles chroniques, addictions, perte d'espérance de vie pouvant atteindre 20 ans lorsque le trauma n'est pas traité.
En 2023, la CIIVISE a chiffré le coût de ces violences pour la société : 9,7 milliards d'euros par an. 70% de ce montant provient des conséquences à long terme sur la santé des victimes non soignées. Ce n'est pas le coût des violences — c'est le coût de l'absence de soins spécialisés.
La CIIVISE a préconisé la prise en charge intégrale d'un parcours de soins spécialisé en psychotraumatisme. Deux ans plus tard, cette recommandation n'a pas été appliquée. Les dispositifs existants ne sont pas adaptés. Les victimes continuent de payer de leur poche — quand elles en ont les moyens.
Mais un chiffre manque encore. Le plus concret. Celui de ce que les victimes paient elles-mêmes. Aucune étude n'a jamais évalué ce reste à charge.
C'est pourquoi nook a lancé un sondage anonyme pour documenter, pour la première fois, le coût réel des soins pour les victimes de violences sexuelles dans l'enfance.
Chez nook, on accompagne les victimes au quotidien. On voit ce qu'elles dépensent, ce à quoi elles renoncent, les mois où elles doivent choisir entre une séance et une facture. Le plaidoyer n'est pas un à-côté de notre travail. Il en découle directement. Parce qu'on ne peut pas accompagner des personnes vers le soin en fermant les yeux sur un système qui leur en refuse l'accès.
Les premiers résultats de l'enquête sont disponibles. Merci à toutes les personnes qui ont participé.
📄 Télécharger les résultats (PDF)2025